L’Alfred Merlin

L’Alfred Merlin est le nouveau navire amiral de la flotte du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (la DRASSM). Il a été baptisé début juillet 2021 par Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture. Pour cette occasion, l’Alfred Merlin était amarré à la Darse situé entre le fort Saint-Jean et le Mucem.

Curieux d’en savoir davantage à propos de ce bateau high-tech qui profite des derniers progrès de la robotique ? Lisez notre article !

Qui était Alfred Merlin ?

Le nouveau bateau n’a pas été baptisé au hasard. Son patronyme est un historien qui fonda et expérimenta l’archéologie sous-marine. Durant sa carrière, il supervisa plusieurs fouilles sur des épaves en Méditerranée. Sa première campagne sous-marine se fera au large de la Tunisie en 1907 sur l’épave d’un navire grec du premier siècle après Jésus Christ. Alfred Merlin (1876-1965) était aussi un expert dans l’étude des pièces de monnaie et des inscriptions lapidaires.

Les performances du navire amiral

Le chantier de l’Alfred Merlin a débuté en 2019. La construction de ce bâtiment a été effectuée par le chantier naval iXblue de La Ciotat. Pratiquement deux années ont été nécessaire pour mener à son terme ce chantier. Et pas moins de 16 millions d’euros ont été investi pour la construction du navire et pour son armement avec des équipements high-tech.

Ce navire hauturier – et affecté à la recherche archéologique – est long de 46 mètres et à une largeur maximale de pratiquement 11 mètres. Il est le plus gros bateau de la flottille de la DRASSM qui se compose de deux autres navires : l’André Malraux (36 mètres) et le Triton (14 mètres).

L’Alfred Merlin pourra recevoir 28 personnes à son bord, personnels navigants et chercheurs. Son autonomie lui rendra possible de longue traversées, puisqu’il pourra franchir sans ravitaillement 3500 milles nautiques ou environ 6500 kilomètres. C’est suffisant pour traverser l’Océan Atlantique et rallier par exemple Lorient à Saint-Pierre-et-Miquelon d’un seul trait. Ses missions seront variées, mais il sera souvent déployé sur territoires d’outre-mer où les besoins techniques pour mener des fouilles archéologiques sous-marines sont importants.

L’Alfred Merlin est présenté comme un navire high-tech. Sa coque est construite en matière composite. Et il reçoit des équipements modernes pour vont lui permettre d’effectuer des fouilles à grandes profondeurs. Deux robots sont embarqués à son bord. L’un s’appelle Arthur et pourra prospecter jusqu’à 2500 mètres sous la surface. Ses caméras et ses lampes permettront de filmer et de modéliser en 3D les reliefs sous-marins. L’autre est nommé Ocean One et se présente sous la forme d’un robot humanoïde. Développé par des ingénieurs de l’Université de Stanford en Californie, les mains articulées du robot pourront manipuler avec délicatesse les objets fragilisés par l’immersion prolongée.

La DRASSM – dont le quartier général est la cité phocéenne – intervient sur tout le territoire maritime national, qui couvre pas moins de 11 millions de kilomètres carrés. Cette surface immense abrite un patrimoine archéologique très important. Certains archéologues estiment qu’environ 200 000 épaves attendent d’être prospectées. L’équipe de l’Alfred Merlin à du pain sur la planche !

La DRASSM qui est un organisme public français est aussi sollicité pour effectuer des campagnes à l’étranger : États-Unis, Gabon, Égypte, Libye, Malte, Pakistan, Brunei, Philippines, îles Salomon. L’Alfred Merlin sera donc amener à sillonner les mers et océans du monde entier.

Le lancement de l’Alfred Merlin en images

Pour vivre l’évènement, consultez la vidéo produite par Gomet’Media et tournée au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

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